Les fondamentaux et limites d’une démarche RSE : La RSE au service de la performance durable des organisations.

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Source : animation d’un séminaire pour le club des entreprises centenaires.

 

 

 

 

Développement Durable (DD) et Responsabilité sociale/ sociétale des entreprises (RSE) : les fondamentaux.

 

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crédit photo : www.happiness-ducky.fr

 1980, l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la nature) jette les bases du « sustainable development » qui seront reprises par Madame BRUNLANDT dans son rapport de 1987 « Our common future ». Acte fondateur, ce rapport définit le DD comme “Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations à venir, à commencer par ceux des plus démunies,  à répondre aux leurs ».

Traduction managériale et systémique de ce concept, la RSE précise les enjeux et principes sur lesquels est supposée s’engager toute organisation qui veut déployer une telle démarche. La RSE peut être définie comme l’ensemble des dispositions qu’une organisation va prendre pour maîtriser et assurer la responsabilité de l’impact de ses décisions et activités dans le domaine économique, sur le plan social / sociétal et sur l’environnement (les trois piliers classiques du DD, d’après l’ISO 26 000).A ces enjeux, auxquels sont parfois réduites les approches RSE, doit s’adjoindre l’engagement à respecter un certain nombre de principes (vigilance légale, redevabilité, transparence, éthique, inclusivité…). Les dispositions adoptées sont intégrées dans l’ensemble de l’organisation et mises en œuvre dans ses relations avec ses parties prenantes.

Il est trop fréquemment « oublié » qu’une démarche RSE ne se cantonne pas à engager des actions pour maîtriser l’impact des décisions et activités sur les trois piliers du DD. La véritable « plus – value » d’une démarche RSE est cette « responsabilité pleine et entière » que va assumer l’organisation en respectant des principes qui vont guider ses prises de décision et ses activités. En cela, loin d’être innovante, la RSE n’a sans doute que réactualiser, certes de façon fondamentale et en les enrichissant, des démarches déjà initiées de longue date par des modèles de performance durable (Malcolm Baldrige, EFQM…). C’est aussi l’opportunité pour certaines organisations de repenser, promouvoir… leur « code génétique stratégique » : Mission, Valeurs, Vision.

Reconnaissance d’une démarche RSE : les limites du jeu d’acteurs.

 

Dans le foisonnement « enthousiaste » d’initiatives RSE, certaines structures sont matures et ont intégré les enjeux et principes RSE dans leur stratégie de développement. D’autres ont un profil plus « Arlequin » et ont engagé un patchwork d’actions, souvent exemplaires, qui ne demandent qu’à s’intégrer dans une démarche globale cohérente. Restent les « Pinocchio » du DD…

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Avec la multiplication de ces démarches RSE, s’est très vite posée la question de leur reconnaissance et de leur promotion, sujet d’autant plus sensible que la norme ISO 26 000 n’est pas certifiable par tierce partie. Le « business ayant horreur du vide », le jeu d’acteurs s’est mis en place de façon fulgurante… Qui des organismes de reconnaissance, qui des cabinets conseils, qui des associations portées par le privé, le public voire un amalgame des deux, qui des  organismes de notation… se targue de délivrer le blanc-seing qui cautionne l’Organisation exemplaire en termes de démarche RSE.

Par essence, une démarche RSE « responsable » devrait pouvoir faire l’économie de la quête de telles reconnaissances dès lors qu’elle met en œuvre les principes fondamentaux comme la redevabilité, la transparence vis-à-vis de ses parties prenantes, l’ensemble « auréolé » d’une éthique exemplaire. Aussi, est-ce faire preuve de naïveté que d’attendre que les organisations en démarche RSE soient irréprochables ou les enjeux sont-ils tels que d’aucunes foulent sans vergogne, comme les marchands du Temple, les fondamentaux qui ont présidé au déploiement de ces démarches, quitte à mentir éhontément ?

Toute initiative RSE est à encourager dès lors qu’elle contribue à monter en maturité le « code génétique stratégique » d’une organisation (Mission, Valeurs, Vision) et son système de management. Aux différentes parties prenantes d’appréhender avec déontologie le réel niveau de maturité de la démarche engagée et si elle peut être effectivement reconnue comme une démarche RSE.

Le paysage de nos organisations est riche d’entreprises « responsables », pérennes et performantes qui portent en leur sein cette culture de la Responsabilité « Urbi et Orbi » vis-à-vis des parties prenantes actuelles et futures ; pour nous en convaincre, un ouvrage qui fait déjà référence « Le secret des entreprises centenaires ».

Liens utiles :

www.lilleplacetertiaire.com

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