All posts in “Economical and Social Responsability”

Eurometropole, COP23 et transition énergétique.

 

Enjeux territoriaux.

 

 

 

En écho à la COP23 qui s’est déroulée à Bonn en novembre 2017, l’EUROMETROPOLE a organisé le 10 novembre 2017 une manifestation consacrée à l‘impact et aux enjeux de la transition énergétique au niveau territorial. Le programme de cette manifestation a permis de valoriser des initiatives locales en termes notamment de lutte contre les gaz à effet de serre.

 

 


Dans ce cadre, Marc BOURDEAUD’HUI a été sollicité pour témoigner de son retour d’expérience sur les outils de co-financement REV3 (Troisième Révolution Industrielle en Hauts de France) à la fois en tant que consultant mais aussi  citoyen engagé dans le développement territorial (membre du comité de développement d’une communauté de 38 communes).

 

 

 

 

Transition énergétique et modèle de société : les facteurs clés de réussite.

Théorisée par le prospectiviste américain Jeremy RIFKIN, la Troisième Révolution Industrielle (1,2,3) est un modèle de développement qui fait l’hypothèse que la transition dans le domaine énergétique (notamment le passage aux ENR) combinée à une mutation dans le domaine de la communication (Internets des idées, des biens, de l’énergie (smartgrids…), mobilité alternatives des personnes…) va donner lieu à un nouveau modèle socio-économique basé sur l’économie collaborative. Ce modèle devrait supplanter le capitalisme à l’horizon 2050. Si les limites de ce modèle prospectif ont été amplement démontrées (4, 5, 6), il n’en demeure pas moins que nombre de décideurs politiques se le sont appropriés et l’ont adapté aux spécificités de leurs territoires respectifs (San Antonio Texas (7), Rotterdam-Lahaye (8), Luxembourg (9) , Région des hauts de France (10), Rome, Monaco…).

 

Dans ce modèle, un point de vigilance doit être accordé aux enjeux de la transition énergétique. Cette transition n’est pas une finalité en soi : ce n’est qu’un moyen qui sous-tend l’apparition d’un nouveau modèle de société qui représente le véritable défi à venir. Aussi, nulle surprise si, au-delà d’une opération de marketing territorial, parmi les facteurs clés d’une transition énergétique réussie à l’échelle d’un territoire (11) vont être identifiés :

-un portage politique exemplaire  au service de la « Res Publica »

-une approche inclusive démontrant une réelle intelligence territoriale capable de mettre en synergie les différentes parties prenantes stratégiques

-l’existence d’un projet porteur de sens et de valeurs qui propose une vision éclairée et intelligente du devenir du territoire.

 

Co-financement REV3 : un dispositif « éclairé et inclusif »


C’est sur cette dynamique de facteurs clés de succès que semble avoir été structuré le dispositif de co-financement REV3. L’approche originale se caractérise notamment par :

-une multiplicité des outils qui ouvre le champ des possibles en matière de montage financier

-une accessibilité qui permet d’élargir le panel des porteurs de projets éligibles depuis la sphère publique, la sphère associative jusqu’à la sphère privée en passant par les TPE, PME/PMI, ETI voire les grands comptes

-une véritable intelligence territoriale en mettant au cœur du dispositif les acteurs institutionnels classiques du financement de projets mais aussi les nouveaux acteurs portés notamment par le déploiement des nouveaux business modèles (économie collaborative, économie sociale et solidaire…).

 

 


Le dispositif s’articule autour des principaux outils suivants :

-un fonds d’investissement doté de 50 M € géré par la société CAP3RI (Nord Capital partenaires) qui a vocation  à financer des entreprises dont les projets sont liés à l’un des huit piliers de la Troisième Révolution industrielle

-l’equity (participation au capital) via une plateforme collaborative Kiokstoinvest qui a vocation à favoriser le financement des startups et PME de croissance par les particuliers, les professionnels

-le livret d’épargne de la Troisième Révolution Industrielle géré par le Crédit Coopératif qui a drainé plus de 15 M € (au moins un livret dans plus de 75 départements) destiné à financer des projets d’entreprise liés à la Troisième révolution industrielle sous forme de prêt à un taux bonifié

-le financement participatif via les plateformes partenaires « Cowfunding, Kisskiss Bankbank, Hello Merci».

A cela s’ajoutent un fonds « start-ups » et « Hauts de France Prévention » qui est une avance remboursable à destination des entreprises passant un cap délicat dans leur activité.

 

Outre les ressources de la CCI de Région Hauts de France et un guide du financement, le déploiement de ce dispositif s’appuie sur une démarche originale : un hubfinancement qui regroupe  sur un mode collaboratif les principaux acteurs intitutionnels du financement de projets.

 

 

 

Co-financement REV3 : les premières leçons.


Au-delà de « l’eldorado technologique » promis par certaines avancées de la transition énergétique, le véritable défi est donc celui du choix d’un modèle de société.

 

La réussite de cette transition énergétique et du choix de société ne se mesurera à l’aune ni du nombre de projets co-financés, ni des montants dépensés.

Il en va d’une responsabilité collective et partagée à la fois des responsables politiques mais aussi des citoyens et des porteurs de projets quant aux choix des aventures qui sont accompagnées.

Si le droit à l’expérimentation est nécessaire et recevable, il est plus discutable lorsque le choix des projets est réalisé en totale in-intelligence et présente un véritable risque pour le développement du territoire.

 

Aux interfaces entre l’économie collaborative, la transition numérique, la transition énergétique, de multiples exemples de projets « déviants » peuvent être identifiés. Nous en avons retenu deux éloquents par leur impact.

 

Le premier exemple est celui d’un EPCI des Hauts de France engagé dans un projet de mutation « territoriale ». Postulant à un appel à manifestation d’intérêt national lancé par l’ETAT, le premier élu nous sollicite pour l’élaboration d’une note de stratégie globale. La revue des différents projets pressentis va très vite révéler des carences en termes de cohérence et de vision stratégique. Parmi les projets a priori séduisants mais qui relèvent plus d’une opération de marketing territorial, l’un d’eux vise à former des codeurs informatiques de base dans le cadre d’une « flamboyante école numérique ». Face aux progrès des systèmes experts, des algorithmes de l’intelligence artificielle « faible » qui prend déjà en charge le développement automatique de codes, et reprenant les conclusions du Dr Laurent Alexandre (12) :

« Ils [développeurs informatiques bac plus 2] arriveront sur le marché du travail précisément au moment où le code informatique bas de gamme sera largement automatisé grâce à l’intelligence artificielle qui sera quasi gratuite. […] Codeur informatique bas de gamme sera un passeport pour Pôle Emploi ».

 

Le second exemple est issu du développement de la blockchain et des monnaies virtuelles, notamment du Bitcoin. Le principe repose sur un protocole sécurisée qui permet la validation des transactions « pairs à pairs » via un réseau distribué (qui s’affranchit de toute structure centrale) réputé inviolable. Ce nec plus ultra du collaboratif est devenu un système hypercompétitif.

Au lieu d’optimiser les ressources pour valider une transaction, le protocole choisi (« proof of work ») met en compétition les acteurs du réseau : le plus « rapide » à intervenir pour valider la transaction gagne des Bitcoins.

Ce processus a deux effets pervers :

-d’une part une ascension vertigineuse du cours du Bitcoin qui est passé de 600 dollars à près de 8 000 dollars en un an. il s’agit donc d’une spéculation pure et simple et d’une spéculation massive. Selon Marc FIORENTINO, « le bitcoin pourrait valoir dans les deux mois 12 000 dollars ou 3 000. Nul ne peut le prédire ».

-d’autre part un véritable gouffre énergétique. Chaque transaction nécessiterait 215 kwh (l’équivalent de la consommation hebdomadaire moyenne d’un foyer américain) et serait 5000 fois plus énergivore qu’une transaction Visa.

 

Au-delà des enjeux techniques, de la réduction des gaz à effets de serre, de la lutte contre la précarité énergétique, la nécessaire transition énergétique ne sera une réussite que si elle est au service d’une « Vision intelligente et éclairée » du développement de nos territoires.

 

Marc BOURDEAUD’HUI

Président de SENSAE Consulting

Remerciements à :

Mme Nathalie RUELLAND, Chargée de projets (Projectmedewerker) EUROMETROPOLE (nathalie.ruelland@eurometropolis.eu)

Olivier BEDDELEEM, Président du Mouvement Européen France Nord, Fondateur de Lillénergie , (olivier.beddeleem@edhec.edu).

 

Pour aller plus loin :

1-La Troisième Révolution Industrielle, REV3, l’économie collaborative : enjeux, nature, questions. Marc Bourdeaud’hui 

2-La Troisième Révolution Industrielle, Jérémy Rifkin (2011, éditions les liens qui libèrent)

3-La nouvelle société du coût marginal zéro, Jérémy Rifkin (2014, éditions les liens qui libèrent)

4-The sharing economy. PWC (2015). Consumer Intelligence Series.

5-la Révolution Transhumaniste, Luc Ferry (2016, éditions Plon).

6-La grande transformation des avocats. Thierry WICKERS (Dalloz, 2014).

7-San Antonio et la Troisième révolution Industrielle .

8- Rotterdam-La Haye et la Troisième révolution Industrielle :  https://mrdh.nl/RNE.

9- Luxembourg et la Troisième révolution Industrielle

10-Région des Hauts de France et la Troisième révolution Industrielle

11-Quels sont les ingrédients d’une transition énergétique réussie à l’échelle des territoires ? France Stratégie. Webconférence – 31/10/2017.

12-La Guerre des intelligences. Laurent ALEXANDRE (J.C. LATTES, 2017).

13-Bitcoin : son cours flambe… et son coût énergétique aussi. Juliette RAYNAL. Usine-difitale, 3/11/17.

14-One Bitcoin Transaction Now Uses as Much Energy as Your House in a Week. Christopher Malmo. Mother Board, 1/11/17.

 

Business Club France Luxembourg, Troisième Révolution Industrielle et nouveaux business modèles : quelle stratégie adopter ?

 

Site du Business Club France Luxembourg : http://urlz.fr/5Pvi

 

Théorisée par le prospectiviste Jérémy RIFKIN, la Troisième Révolution Industrielle repose sur le paradigme suivant : la mutation dans le domaine énergétique (passage aux Energies renouvelables) combinée à une mutation dans le domaine de l’information et de la communication (Internets de  la communication, de l’énergie, des transports…) va donner lieu à une mutation socio-économique, basée sur l’économie collaborative, qui va supplanter le capitalisme existant. S’appropriant intelligemment ce paradigme, des territoires comme la Région des Hauts de France, Rotterdam – La Haye, le Luxembourg l’ont enrichi d’une réflexion plus large sur l’impact des nouveaux business modèles (NBM).

Ainsi, parce qu’elle est confrontée à une difficulté, parce qu’elle a une idée de création, d’innovation, parce qu’il lui faut réorganiser toute ou partie de son activité, une organisation ne peut s’abstenir d’intégrer dans sa réflexion les enjeux liés aux NBM qui envahissent sa sphère d’influence.

Économie de la connaissance, Économie Sociale et Solidaire, Économie collaborative, On-demand économie, Écolonomie…  au-delà d’une approche en silo, l’enjeu fondamental est celui d’une hybridation de ces modèles : une association intelligente de plusieurs modèles pour répondre aux besoins de l’organisation : « je fais évoluer mon activité en développant une dynamique collaborative dans le cadre d’objectifs sociaux et solidaires »…

 

De plus, avant de se jeter à corps perdu dans une course effrénée aux NBM miracles, la gouvernance de l’organisation doit d’abord :

  • clarifier et/ou se réapproprier son code génétique en termes de Mission, de Valeurs, de Vision et donc ses fondamentaux métiers ;
  • évaluer, à l’aune de ces fondamentaux,  son contexte, ses parties prenantes, sa sphère d’influence et ses objectifs en termes de création de valeurs, d’enjeux et d’impacts;
  • repenser toute ou partie des éléments ci-dessus et appréhender les différents business modèles qui pourraient contribuer à son devenir ;
  • choisir et comprendre à l’échelle de l’ensemble de l’organisation, les réels enjeux et impacts du (ou des) business modèle(s) choisi(s) et manager les risques associés ;
  • établir dès lors le plan stratégique de déploiement.

 

Au-delà de la technique a priori séduisante et rassurante de la majorité des business modèles,   l’enjeu est d’identifier les facteurs clés de succès et de s’appuyer sur ceux-ci pour garantir la réussite de la mutation de l’organisation et son aptitude à anticiper. Plus d’information en cliquant sur le lien suivant : Nouvelle économie. Forts de leurs expertises et de leur complémentarité, c’est à relever ce challenge que se proposent de vous accompagner Evelyne Bertin (membre du business Club France Luxembourg, prospectiviste spécialisée RH, despontsetdesliens), Marc BOURDEAUD’HUI (intervenant  TRI et NBM),  et Antoine GUIGNETTE (intervenant NBM et management de projet, MAGNANIMITAS) .

 

 

       Evelyne BERTIN                                   Marc BOURDEAUD’HUI                         Antoine GUIGNETTE

Fondatrice Despontsetdesliens             Président de SENSAE Consulting          Président de MAGNANIMITAS

 

Nouvelle économie, nouveaux modèles économiques.

Quelle stratégie pour les organisations ?

 

 

Que l’on soit en création, en restructuration, en développement d’activité, que l’on soit une association, une start-up, une TPE ou une multinationale, acteur de la sphère publique ou privée, dans le domaine industriel ou des services, la question suivante viendra à s’imposer si elle ne l’a pas déjà fait : « comment tirer parti des nouveaux modèles économiques qui envahissent notre sphère d’influence ? ».

Sans recette miracle, la réflexion qui suit propose de clarifier les principaux enjeux pour les organisations, d’aborder les questions fondamentales qui doivent guider l’adoption de tel ou tel modèle, en enfin le « Comment faire ?».

 

1-Enjeux pour les organisations

Les enjeux ne sont absolument pas liés à cette Lapalissade de notre « Monde en récente mutation » : notre Monde l’a toujours été, l’est et le restera fort heureusement. Les enjeux sont essentiellement liés à quatre caractéristiques fondamentales de cette mutation :

-en premier lieu, la vitesse(1) et souvent la violence avec laquelle elle s’opère : disruptions et business modèles morts-nés avant même d’avoir fait leur preuve bouleversent le référentiel de bien des marchands du Temple qui se considéraient comme intouchables.

« If the sharing economy has proven anything, it’s that business models cannot be taken for granted in a highly connected, fast-changing world. Today’s disruptors can easily be disrupted tomorrow. The ride-sharing model could be obsolete when self-driving cars materialize—or these companies could adapt by purchasing their own fleet of self-driving cars, removing the cost-center of today’s drivers. »

(2) Extrait de « Sharing Economy ». PWC. 2015

De plus, au syndrome d’épuisement des ressources environnementales auquel se sont attaquées des démarches ambitieuses (Troisième Révolution Industrielle, REV3(3), Ecolonomie(4)…) s’ajoute bien souvent un risque d’épuisement des ressources humaines qui peut conduire à des souffrances au travail (syndrome d’épuisement professionnel ou burn out, bore out… (5, 6)) voire à une exclusion (7,8, 9).

-en second lieu, si tous s’accordent pour considérer que le « numérique » est à l’origine de certains nouveaux modèles économiques, les enjeux ne sont plus ceux ni du Big Data, ni de la sciences des données (extraction de connaissances à partir du Big Data), mais bien celui de la création de connaissance grâce notamment aux algorithmes de l’Intelligence artificielle forte (10, 11)

-en troisième lieu, la dimension protéiforme de cette mutation la rend d’autant plus délicate à intégrer pour les organisations : transition écologique, transition numérique, transition sociale/sociétale, transition économique….Il est possible d’enrichir à foison la liste des qualificatifs et sous-estimer toute ou partie d’une dimension explique la fugacité de certains business modèles qui portent dans leurs gènes leur disparition « fulgurante » (12).

-enfin la création de valeurs induite par le nouveau business model adopté, création en phase ou non avec les fondamentaux de l’organisation, va être déterminante pour le positionnement de celle-ci vis-à-vis de ses parties prenantes voire pour son devenir (13, 14).

 

2-De quel business modèle s’inspirer ?

Evacuant la question de l’impérieuse nécessité d’agir « à temps » ou le scénario « panurgien » de suivre un effet de mode, la gouvernance de l’entreprise doit se poser certaines questions fondamentales  plus ou moins prégnantes en fonction de son activité :

 

-transition numérique : où en sommes-nous de notre transition numérique ? Est-elle adaptée compte-tenu de nos ambitions ? Dès lors, les points de vigilance vont s’accumuler : ne pas confondre moyens et finalité, éviter les pièges méthodologiques (80% des projets Big DATA échouent et/ou sont biaisés (15, 16, 17)), succomber aux sirènes de l’Eldorado numérique (ex : dans le domaine de la gestion de fortune, nombre de robots advisors sont construits sur le modèle de Markowitz (théorie moderne du portefeuille, développée dans les années 50 ) qui a montré ses limites notamment los de la crise financière de 2008-2009 (18) )…

 

-Création de valeurs – système de valeurs : nos objectifs en termes de création de valeurs ne vont- ils pas être bouleversés voire remis en cause par l’adoption d’un nouveau business modèle ? Sommes-nous prêts à cette éventuelle mutation en termes de pilotage de nos activités ?  Si certes l’évaluation de la performance d’une organisation sur la base de seuls critères économiques est admise comme insuffisante (19), la réalité de la gestion d’entreprise peut placer la gouvernance dans une toute autres sphère de contraintes lorsqu’elle dialogue avec certaines de ses parties prenantes (actionnaires, investisseurs, banquiers..).  Comment intégrer de nouvelles priorités en termes de création de valeurs autres que matérielles par exemple dans le domaine intellectuel, social, sociétal, environnemental… ? L’évolution du référentiel de performance de l’entreprise est-il en phase avec son code génétique (Mission, Valeurs, Vision..) ?

 

-Business modèle : de quel business modèle dois-je m’inspirer pour créer, réorganiser, développer mon activité ?

Économie circulaire, économie de la fonctionnalité, Économie d’auto-production (Do it yourself), économie collaborative avec ses différents visages (ubérisation (plates-formes dérégulées d’un point de vue social/sociétal), plates-formes régulées, mouvance du libre, économie du don, du partage, tiers lieux, monnaies locales…), Economie Sociale et Solidaire avec ses différents visages (social business, entrepreneuriat social…),  » on demand » économie, économie de la connaissance, écolonomie(4)…..

Outre que le dirigeant puisse en perdre son latin, se surajoute de la part de certains « experts » une approche en silo pour défendre « son modèle » comme étant le Modèle de référence, voire des discours et écrits truffés d’a priori sur la réalité de cette nouvelle économie.

La question fondamentale n’est-elle pas celle d’une hybridation des modèles ou, formulé autrement, d’une association intelligente de plusieurs modèles pour répondre aux besoins de l’organisation ? Je fais évoluer mon business en développant une dynamique collaborative dans le cadre d’objectifs sociaux et solidaires…

 

3-Que faire et comment faire ?

Parce qu’elle est confrontée à une difficulté, parce qu’elle a une idée de création, parce qu’il lui faut réorganiser toute ou partie de son activité, avant de se jeter à corps perdu dans une course effrénée  au Nouveau Business Modèle miracle, la gouvernance de l’organisation ne doit- elle pas d’abord :

-clarifier et/ou se réapproprier son code génétique en termes de Mission, de Valeurs, de Vision et donc ses fondamentaux métiers ?

-à l’aune de ces fondamentaux, évaluer son contexte, ses parties prenantes, sa sphère d’influence et ses objectifs en termes de création de valeurs, d’enjeux et d’impacts ?

-repenser toute ou partie des éléments ci-dessus et appréhender les différents business modèles qui pourraient contribuer à son devenir ?

-choisir et comprendre à l’échelle de l’ensemble de l’organisation, les réels enjeux et impacts du (ou des) business modèle(s) choisi(s) et manager les risques associés ?

-établir dès lors le plan stratégique de déploiement ?

 

Au-delà de la technique a priori séduisante et rassurante de la majorité des business modèles, l’enjeu est d’identifier les facteurs clés de succès et de s’appuyer sur ces facteurs clés de succès pour garantir la réussite de la mutation de l’organisation et son aptitude à anticiper.

 

Mais libre comme certains chantres de cette nouvelle économie de s’engager dans une politique agressive de tabula rasa, de disruption, de terre brûlée (2) …. Nous sommes dès lors loin d’un engagement socialement et sociétalement responsable (RSE(20)) qui devrait être le vade-mecum de toute gouvernance digne de ce nom.

 

 

Marc BOURDEAUD’HUI

Président de SENSAE Consulting

 

Remerciements pour les échanges et leur relecture avisée à :

Antoine GUIGNETTE, cabinet MAGNANIITAS (http://magnanimitas.fr/)

Evelyne BERTIN, cabinet Desponstetdesliens (http://despontsetdesliens.fr/)

 

 

Pour aller plus loin :

1-La transition fulgurante. Pierre Giorgini (2014, éditions Bayard)

2-La Troisième Révolution Industrielle, REV3, l’économie collaborative : enjeux, nature, questions. Marc Bourdeaud’hui (article publié sur le site « SENSAE Consulting »).

3-The sharing economy. PWC (2015). Consumer Intelligence Series.

4-Ecolonomie- Entreprendre sans détruire, Emmanuel DRUON (2016, Actes Sud – Domaines du possible)

5-Syndrome d’épuisement professionnel. Gérard SEBAOUN. Rapport d’information N° 4487, commission des affaires sociales. Assemblée nationale. 15 février 2017

6-Bienvenue dans le nouveau monde : comment j’ai survécu à la coolitude des startups, Mathilde Ramadier (2017, Premier Parallèle)

7-la Révolution Transhumaniste, Luc Ferry (2016, éditions Plon)

8-The future of employment : how susceptible are jobs to computerisation ? Carl Benedikt Frey, Michael A. Osborne (2013, Université d’Oxford)

9-Robots and industrialization in developing countries, United Nations Conference on Trade And Development, N° 50, Octobre 2016.

10-Research priorities for robust and beneficial artificial intelligence. An open Letter. Future of life Institute (https://futureoflife.org/ai-open-letter/)

11-Research priorities for robust and beneficial artificial intelligence. Stuart Russell, Daniel Dewey, Max Tegmark (2015, AI Magazine, Association for the Advancement of Artificial Intelligence).

12-Quelles transformations et transitions pour l’économie francilienne à horizon 2025 ? Samuel Sauvage

Carine Dartiguepeyrou. 2016 (rapport pour le Conseil Régional d’Ile de France).

13- Le concept de Business Model au travers de la littérature. Jacques Arlotto et al., Gestion 2000. 2011/4 (Volume 28), p. 33-47.

14-How do we align Artificial Intelligence with Human values ? Ariel CONN (2017, Future of life Institute, https://futureoflife.org/2017/02/03/align-artificial-intelligence-with-human-values/).

15-Les trois défis du Big Data : Eléments de réflexion. Khalid BENABDESLEM, Christophe BIERNACKI, Mustapha LEBBAH (Statistique et société, Vol. 3, N° 1 juin 2015).

16-Big Data: Expectations and disappointments. C. Biernacki (présentation faite lors du Golden Eyes, 24 février 2016.)

17-Le Big Echec du Big Data. JAMES PETTER. (2017, Livre blanc « PURE STORAGE »).

18-Les robots (advisors) vont-ils conquérir le monde la gestion de fortune ? Kévin GIRON (conférence EDHEC Research Day 2017)

19-Rapport de la commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social. J.E. STIGLITZ, A. SEN, J.P. FITOUSSI (2009, rapport remis au Président de la République française).

20-Les fondamentaux et limites d’une démarche RSE : la RSE au service de la performance durable des organisations. Marc BOURDEAUD’HUI.

Fight against energy poverty in French Hauts de France Mining Territory. An ESR project embedded in Third Industrial Revolution.

logosensaePublic lightning and Builduing Energy efficiencylogo_ACM

in French Hauts de France mining territory.

 

 

(French version available by clicking on the following link : Lutte contre la précarité énergétique dans le bassin minier Nord-Pas de Calais – un projet RSE ancré dans la Troisième Révolution industrielle.)

An overall project

 Deeply attached to its core values, the French « Association des Communes minières » (ACM) enrichies its mission so as to develop and increase actions  against the climate change. Hence, it takes up some targetted third millemnium challenges :

  • To manage to balance energy independance and energy efficiency
  • To better control energy consumption and fight against energy and fuel poverty
  • To contribute to environmental protection
  • To ensure harmonious territorial development  on societal and economical points of view
  • To increase job creation.

The policy action choosen by the ACM relies on public awareness campaigns focused on energy saving. So, to the local authorities involved, it offers to deploy a challenging project organized in four phases:

  • ACM_avionPhase 1: to complete a thermal buildings airbone mapping and a public lightning airbone mapping
  • Phase 2: to present the results to the local authorities
  • Phase 3: to organize local events so as to present the results to the citizens and builduing owners. The aim is to raise citizens awareness about energy efficiency buildings
  • Phase 4: to develop supports to the citizens and builduing owners (nature of the work to be conducted, funding methods…) and to uptate in real time information about the project.

 

 

 

 

An ambitious social and societal European project

ACM_thermographie_3Contributing to raise citizen awareness to energy saving and energy efficiency building improvement, ACM plays a major role in fighting against energy poverty and fuel poverty.
Moreover, the thermal buildings and public lightning airbone mappings   are the basis of the most important European project ever completed: 293  muncipalities and 1.3 millions of citizens.

 

 

 

 

 

 

A project based on an enlightened and inclusive governance
ACM_luminographie

 

From the very beginning of the project, the ACM has been concerned to implement the widest governance including all the socio – economic territories agents.

Likewise, during the project management, ACM systematically involves the consultation of outside experts so as to ensure seriousness, credibility, reliability and sustainaibility of all the décisions and actions undertaken.

 

 

 

An ESR project embedded in Third Industrial Revolution Reflexion.

ACM_Audrey_DEUDONWhile  organizing the project management, Marc BOURDEAUD’HUI  triggers a reflexion  to better take into account an environmental and social responsablity approach.

Following the explanation of the Third Industrial Master Plan deployed in French « Région des Hauts de France », Marc BOURDEAUD’HUI suggested to intergrate the ACM project in this new dynamic of territories development.

In line with the new strategic objectives of the association, the project contributes therefore to  support and gives exemplarity to the main involvement of the association:  sustainibility development of the mining territory.

A french video about the project is available by clicking on the followig link : https://youtu.be/odGeMH4Jr5o.

 

News written by Marc BOURDEAUD’HUI.

CEO SENSAE Consulting

 

Should you need more information, please do not hesitate to contact AUDREY DEUDON (Directrice de l’ ACM).

E-mail : audrey.deudon@nordnet.f

ACM website : http://www.acomfrance.org/